Check it Out :
Blog Musical Indépendant
Une vraie ouverture à la réflexion, sur le désir, sur l'amour, la solitude, toutes ces choses qui tourmentent
notre âme jusque dans nos rêves, et qui nous poursuivent au plus profond de nous même. Mark Oliver Everett ouvre ici notre esprit et nous soumets à ses sentiments, nous expose à sa
souffrance.
Voila déjà plus de 15 ans que Eels parcourt nos oreilles. Né au début des années 90 de l'autre côté de l'atlantique, le groupe est fondé par Mark Olivier Everett plus connu
sous le seul pseudonyme de E., alors extrêmement affecté par le décès de ses parents et le suicide de sa sœur. Restera alors en lui une profonde mélancolie que l'on retrouvera dans chacune de ses
compositions, dans chacun de ses textes.
Hombre Lobo- 12 Songs of Desire est un album qui reflète totalement cette sombre mélancolie et cette solitude qui poursuivent le personnage qu'est
Eels incarné par E. Une longue barbe, des lunettes noires, une vois sulfureuse, des riffs de guitare bien trempés, voila ce qu'est aujourd'hui notre personnage, comparé ici à un "Hombre Lobo". Et
c'est la toute là dimension animale de l'album, Everett laisse parler son instinct dans cet ensemble de 12 Songs of Desire, et cela aussi bien lorse qu'il utilise son timbre de voix
sulfureux et rauque pour écraser nos tympans sur des titres plus rock garage que jamais ("Prizefighter", "Lilac Breeze", "Fresh Blood" ou bien encore "Tremendous Dynamite"), que sur de
langoureuses ballades dont lui seul connaît le secret ("That look you give that guy", "In My Dreams", All the beautiful Things" et que dire du fabuleux "Ordinary Men"). On ressent un vrai
désir charnel, porté par l'instinct animal du bonhomme complètement libéré dans toutes ses démarches artistiques. Eels ne s'interdit rien et jouit d'une liberté dans ses productions qui passent
de morceaux très rock, à des tendances plus bluesy ou même très folk, et c'est ce qui fait toute la fraicheur de leur musique.
Le groupe, désormais figure incontournable de la scène rock alternative américaine nous retrouve ici une fois de plus avec un projet complètement différent des précédents. Eels démontre une
fois plus que leur originalité et leur différence n'a pas de limites. La musique et le talent d'Everett emprisonne nos âmes pour mieux les emporter ailleurs, et c'est ce qui fait leur
talent.
Un retour aux origines les plus pures de l'afrobeat. La culture afrobeat descend directement des rythmes
endiablés du batteur nigerian. Tony Allen a vu cette culture traverser les âges, et il ne cesse de la réinventer, forçant son épanouissement bien au dela des frontières de l'Afrique.
De Tony Allen beaucoup se souviennent du batteur littéralement déchaîné derrière ses futs et ses cymbales, toujours tapis dans l'ombre du roi Fela, à l'image de tous ces
batteurs de Blue Note qu'il admirait étant jeune. La rage et la sueur de Fela, les rythmes de feu de Allen, l'afrobeat est né et ses portées tant esthétiques que politiques feront d'elles le cri
de tout un peuple sur la terre africaine.
Tony Allen est aujourd'hui le symbole de cette culture qui n'a cessée d'évoluer depuis la mort du père. Il en est aussi sa mémoire. Plus que jamais avec ce nouvel album, le maître du groove
partage, communique, et plus que jamais, la magie de l'afrobeat opère. Tout cela dans une maîtrise musicale parfaite digne des plus grands musiciens de ce monde.
Allen aura convoité de nombreux labels dans sa carrière, mais c'est avec le très respectable label World Circuit (Oumou Sangaré, Buena Vista Social Club...) qu'il a décidé de
collaboré pour cet album. Voyageant entre Londres, Paris et Lagos, Allen est allé chercher bon nombre de nouveaux talents, de nouvelles voix, venus tout droits du continent Africain, et profitant
du talent de la fidèle équipe de musiciens qui accompagne notre batteur. les lyrics n'ont rien perdu de leur fraîcheur, la voix n'a rien perdu de sa puissance.
Le magicien du groove est devenu un symbole, et il continue de porter le message de l'afrobeat en Afrique et ailleurs. Le roi Fela peut reposer en paix.
Peace.
"C'est davantage la notion de culture que l'on retient dans le hip hop, cette culture est révolutionnaire dans sa
création, dans ses formes d'expression multidisciplinaires, elle est l'héritaghe du Jazz..." Jazzlib'
Pour beaucoup, le talent des trois beatmakers DJ Damage, DJ Dusty et Madhi n'est plus une découverte. Jazz Liberatorz reviens avec un nouvel album très attendu sur la scène
hexagonale : Fruit of the Past. Leur premier opus, Clin d'Oeil, sorti début 2008 avait littéralement chamboulé le paysage musical français aussi bien auprès des amateurs de jazz
que de hip hop. Car c'est bien un album de hip hop que nous délivrent ici notre trio, un album hip hop plus que jamais ouvert aux racines jazz qui se sont rarement trouvées autant exploitées par
un collectif hip hop en France.
Petit retour arrière. Meaux Town, il y a de ça quelques années déjà. Damage est dans émission Hip Hop sur une
antenne locale et bosse notamment avec un certain Pone, futur membre du fameux collectif Birdy Nam Nam. Dusty et Madhy réalisent quelques beats pour des groupes français. Nos trois
bonshommes sont forcément amenés à se rencontrer et commencent à partager du son autour d'un sampleur, quelques vynils mais surtout autour d'une passion commune pour les beat qui groovent et le
hip hop des années 90'. Difficile alors de vivre de leur travail de beatmaker souvent réalisé chez soi et la réalisation de leur premier LP va mettre un certain temps à arriver, poussé par le
succès de leurs premiers maxis communs dont What's Weal (feat. Aloe Black).
Le son de Jazzlib' n'a jamais semblé aussi sûr, un hip hop affirmé jazzy dans la continuité de leurs précédents projets, avec ce qu'il faut de fraîcheur et de savoir faire en plus qui surprendront même les oreilles les plus attentives. Un tracklisting époustouflant à l'image de Mos Def, T-Love (devenue une habituée du groupe), Emanon, 20Syl (Hocus Pocus) ou encore Fat Lip.
En découvrant leurs influences, on se vite rend compte qu'il est inutile de chercher d'où vient la qualité de leurs sons. Hip Hop side : A Tribe Called Quest, De La Soul, Jay Dee ou encore Nas. Jazz side : Ron Carter, Herbie Hanckock, Ahmad jamal... et j'en passe!
Lorse qu'on écoute plus attentivement, on aurait presque l'impression que les productions sont
taillées pour les rappeurs qui interviennent dessus. En fait, une fois les beats construits et soigneusement remixés en commun, nos trois beamakers y attribuent un rappeur qui viendra poser son
flow dessus. Un travail sur mesure en somme.
Une ambiance jazzy qui colle à la peau, des beats qui claquent, un flow qui s'écoule en douceur... Jazzlib' c'est tout ça, et bien d'autres choses encore.
Peace.
Show de Jazzlib' au Nouveau Casino de Paris le 19 juin pour la sortie de l'album. Un album offert pour le public muni d'un ticket. Plus de précisions ici.
Une véritable vague de
fraîcheur. Une bouffée d'air frais. Voila ce que l'on ressent à l'écoute de ce Rappel à l'Ordre, deuxième album du "Sizzla de l’Afrique" après Zion Prophet sorti en 2007.